• Soul Guardians, tome 1

     

    Scénario / Dessin : Icori Ando
    Éditeur : Komikku
    Année de parution : 2017
    Genre : seinen
    Nombre de pages : 189

     Lorsqu'une personne meurt, son corps se décompose rapidement, mais il libère auparavant un papillon qui contient toutes les données de la vie du défunt. Ces papillons sont capturés, recueillis et conservés par une unité spéciale, la "Soul Brigade'. Les proches des individus disparus ont alors la possibilité de communiquer avec eux sous forme d'hologramme, ce qui rend le deuil plus supportable. 

    Ono a perdu toute sa famille dans un accident d'avion, il y a quatorze ans. Mais depuis cette tragédie, le corps de Senri, sa sœur jumelle, est toujours intact alors que le papillon qui renferme son âme a été dérobé, la laissant ainsi inconsciente et dans un état végétatif. Afin de résoudre ce mystère et d'offrir le repos éternel à sa sœur, Ono, véritable tête brulée qui va au-devant de l'action, intègre la fameuse "Soul Brigade".

    J'ai adoré ce manga à cause de l'oscillation entre violence et douceur qui s'y déroule constamment; la mort laisse place à de fragiles petits papillons lumineux, quand le héros abandonne ses armes à feu et son armure, c'est pour passer du temps avec sa sœur malade, etc.

    Le scénario est clair, original et solide. On suit en parallèle la traque des voleurs de papillons et le mystère qui entoure la survie de Senri, la sœur d'Ono. Les scènes d'action sont nombreuses et bien dessinées. Par contre, l'auteure tente par moment de mettre quelques petites notes d'humour mais cela ne fonctionne pas très bien.

    On sent une belle cohésion dans la brigade, même si Ono reste très solitaire et ne sert pas les mêmes intérêts que ses coéquipiers. S'il représente une énigme pour les autres, tous ses secrets sont révélés au lecteur et en font un personnage qu'on apprécie dès le début de l'histoire. Parmi les personnages secondaires, j'aime aussi beaucoup Araï, la supérieure bodybuildée au caractère bien trempée. Dommage que les traits des visages semblent parfois un peu brouillons. Heureusement, cela ne suffit pas à entacher le scénario.Je vais me répéter mais j'adhère complètement à l'histoire et il me tarde de connaître la suite!

    Merci à Babelio et aux éditions Komikku pour leur confiance.

     

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    A venir...


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  • Game of crowns

    Scénario : Lapuss'
    Dessins/Couleurs : Baba &Tartuff
    Éditeur : Casterman
    Année de parution : 2017
    Genre : humour
    Nombre de pages : 48

    Une guerre impitoyable fait rage entre les 7 clans qui règnent sur les 7 royaumes. Leur but ultime : s'emparer des 7 couronnes afin de régner sur tout le territoire !

    John Sneeze, Ptyrion, Grodo et la princesse Dénarines comptent sur leurs armées de dragons, de chevaliers ou de zombies pour accomplir leur hobby préféré : fendre le crâne à autrui.

    Tartuff et Lapuss' n'en sont pas à leur premier coup d'essai en matière de parodie. Je me souviens m'être bien bidonnée à la lecture de Walk of the Dead, parodie de la scène du (presque) même nom.

    Cette fois-ci, c'est l'univers du célèbre "Game of thrones" qui est exploité. Dans une série de gags tenant en une page, les créateurs refont toute la saison 1 à leur sauce; donc aucune risque de spoil pour ceux qui ne seraient pas à jour dans le visionnage de la série ou la lecture des livres. Les traits de caractères sont amplifiés, les scènes complètement loufoques, les répliques drôlissimes et les expressions des personnages hilarantes... Imaginez Khal Grodo en gros bourrin débile, Bran en petit pervers ou Jaime adepte d'inceste... Ah pardon, c'est déjà le cas pour ce dernier point. Ceux qui adorent les multiples tueries au sein des clans seront également comblés. En tout cas, moi je suis totalement fan de ce genre d'humour.

    Si vous aimez la série, ruez-vous sur cette parodie! Vous ne verrez plus les 7 royaumes de la même façon.

     

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    Game of crowns

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  • Et si l'amour c'était aimer?

     

    Scénario / Dessins : Fabcaro
    Éditeur : 6 pieds sous terre
    Année de parution : 2017
    Format : moyen, couverture souple
    Genre : BD indépendante
    Nombre de pages : 26

    Sandrine et Henri coulent des jours paisibles dans leur villa. Henri est un patron de startup épanoui et dynamique et Sandrine l'admire. Mais hélas la vie n'est pas un long fleuve tranquille... Un beau jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, un brun ténébreux livreur à domicile et chanteur de rock à ses heures perdues. Une idylle merveilleuse va alors se nouer entre eux. Mais la vie est-elle toujours du côté de l'amour ? Les sentiments purs et absolus ne sont-ils pas qu'une feuille morte emportée par le vent ? Un arc-en-ciel ne finit-il pas toujours par disparaître derrière les nuages ? 

    Un hommage appuyé aux romans-photos et aux collections de romans à l'eau de rose. Si vous pensiez avoir fait le tour de la question sur ce genre de littérature de gare, laissez-nous vous proposer l'idée qu'on peut, en fait, aller beaucoup plus loin, grâce à Fabcaro.

    Si certains ne connaissent pas encore les BD de Fabcaro, la signification du résumé n'est peut-être pas très claire : ceci est une énorme parodie!
    Henri, riche homme d'affaire est marié à Sandrine, femme d'intérieur adepte de répliques niaises. Tout semble aller pour le mieux jusqu'au jour où Sandrine tombe sous le charme du livreur de macédoine à domicile. Cela vous donne déjà une petite idée de l'humour complètement loufoque auquel on a affaire dans cette BD.
    On retrouve tous les clichés de l'histoire d'amour façon "Harlequin" : le coup de foudre, la liaison cachée, le mari qui découvre la vérité, les grandes phrases sur l'amour, etc; mais tout ceci raconté à la sauce quinzième degré. Vous rirez aussi en assistant aux réunions de travail d'Henri et aux répétitions du groupe de musique de Michel.
    De la même manière que dans Zaï Zaï Zaï Zaï, j'adore le décalage entre le dessin sérieux en noir et blanc et les répliques décapantes. Cela fonctionne extrêmement bien.

    Bref, si vous aimez vous divertir avec des BD totalement folles, ne passez pas à côté de celle-ci.

     

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    Et si l'amour c'était aimer?  Et si l'amour c'était aimer?

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  • Animosity, tome 1

    Scénario : Marguerite Bennett
    Dessin : Rafael De La Torre
    Éditeur : Snorgleux Comics
    Année de parution : 2017
    Genre : comics indépendant
    Nombre de pages : 136

    Un jour, les animaux se sont éveillés.
    Ils ont commencé à penser.
    Ils ont commence à parler.
    Ils ont commence à se venger.

    Le "réveil" des animaux a plongé le monde dans le chaos. Alors qu'une minorité d'entre eux cherchent une solution pacifique pour cohabiter avec les humains, d'autres engagent une guerre sans merci.
    New York ; au milieu de la tourmente, Jesse, une fillette de 11 ans, et son fidèle chien Sandor, partent à la recherche du frère de Jesse qui vit à San Francisco.
    Même si le voyage semble périlleux, rien n'aurait pu les préparer à ce qui allait arriver...

    Ayant eu une mise en bouche fort intéressante lors du Free Comic Book Day, je me suis jetée sur ce comics à sa date de sortie.
    J'ai été séduite par la couverture, puis par le dessin en général. Les couleurs sont vives, le trait est net et les personnages très expressifs (humains comme animaux). Ce qui est également captivant, c'est l'urgence du début, la soudaineté de la transformation des animaux, leur agressivité et le danger de mort qui en découle.
    Malheureusement, ce rythme soutenu s’essouffle très vite et même si on retrouve plus tard quelques scènes d'action, la première est indéniablement la plus aboutie. La fragile Jesse et son fidèle Sandor prennent la route au milieu du chaos et rencontrent à tour de rôle des êtres agressifs et d'autres pacifistes. La limite entre les deux camps n'est pas toujours claire et certaines conversations sur ce sujet sont confuses (et le dessin aussi par moment).On décroche à plusieurs reprises mais la ligne principale du récit reste identifiable.
    On croise pas mal de personnages et pourtant chacun se démarque des autres. C'est intéressant de constater que malgré le fait qu'ils possèdent dorénavant une conscience humaine, les animaux gardent -inconsciemment ou non- des réactions liées à leur race animale : les carnivores combattent (hormis un koala qui s'est glissé parmi eux), les herbivores s'occupent plutôt de la gestion des camps et du ravitaillement. Jesse, quant à elle, garde perpétuellement son innocence de petite fille. On sent qu'en l'absence de Sandor, elle ne survivrait pas longtemps.
    Les flash-back ne m'ont pas paru d'une grande utilité mais peut-être qu'ils prendront tout leur sens par la suite. Dans tous les cas, la vignette finale intrigue et ouvre sur une suite où tout est possible. Les couvertures alternatives qui terminent le livre permettent de savourer une dernière fois l'ambiance sombre de l'histoire et le talent des dessinateurs de comics.

    Pour résumer, malgré des confusions dans le scénario, l'idée de départ de ce comics est originale. Le prochain tome permettra de juger la série plus précisément.

     

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     Animosity, tome 1

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  • 40 éléphants

    Scénario : Kid Toussaint
    Dessin : Virginie Augustin
    Éditeur : Bamboo
    Collection : Grand Angle
    Année de parution : 2017
    Genre : BD Adulte
    Nombre de pages : 56

    Le crime est une affaire de professionnelles.
    Londres 1920. Elles sont quarante. Voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses, proxénètes... Issues des divers milieux de la société, elles ont fait du crime leur affaire et se sont associées pour plus d'efficacité. Lorsqu'arrive Florrie « doigts de fée », jeune pickpocket talentueuse, toute l'organisation se révèle fragile et une lutte interne risque d'éclater. Le moment est mal choisi, car les éléphants doivent faire face à une police de plus en plus performante et à un gang masculin rival reconstitué et bien décidé à reprendre son territoire.

    J'aime énormément la collection "Grand Angle" qui présente régulièrement des scénarios solides et palpitants, et des planches avec une ambiance très marquée.
    40 éléphants ne déroge pas à la règle. On découvre les bas fonds et les petites ruelles de Londres dans les années 20, avec son lot de voyous au masculin comme au féminin. La jeune Florrie intègre un gang exclusivement féminin dirigée par l'impitoyable "Queen Kate" qui se dispute les différents quartiers de la ville avec d'autres gangs. On est plongé dans l'action dès les premières vignettes, le rythme accéléré est d'ors et déjà installé. Bien que novice, Florrie apparaît comme un personnage courageux qui a bien des choses à révéler... Elle lie vite amitié avec Esther, mère de famille qui doit rembourser "Queen Kate". Bien qu'extrêmement soudé au départ, le groupe finit par montrer des failles dont Florrie tente de comprendre la raison.
    J'aime ces histoires de femmes fortes et indépendantes. La grande majorité sont loin d'être des enfants de chœur et certaines ne montrent pas la moindre compassion. Les alliées d'aujourd'hui peuvent vite devenir les ennemies de demain. On ressent constamment le danger que chacune représente et la tension qui règne. Les visages sont très expressifs, les regards durs. Malgré le risque de se faire prendre par la police ou de se faire attraper par un autre gang, on découvre rapidement que le plus gros danger vient de l'intérieur du groupe de femmes. Les masques tombent peu à peu et les sentences sont exécutées...

    J'ai passé un très très bon moment de lecture et j'ai hâte de découvrir la suite des aventures du groupe, et plus particulièrement de Florrie. Même si en matière de dessin je préfère des traits plus précis, j'adore les couleurs ocres qui font ce côté rétro. Une BD que je conseille fortement à tous, hommes et femmes, pour toutes les palpitations qu'elle procure.

     

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    40 éléphants, tome 1

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