• Irena, tome 3

    Irena, tome 3

    Scénario : Jean-David Morvan & Séverine Trefouël
    Dessin / Couleurs : David Evrard & Walter
    Éditeur : Glénat
    Date de parution : 24 janvier 2018
    Genre / thématique(s) : BD tout public, historique
    Nombre de pages : 67
    ISBN : 9782344022764

    1947. Bien que l’Allemagne nazie soit tombée, le cauchemar pour les Juifs d’Europe n’est pas terminé. Persécutés par les communistes, abandonnés par les Alliés, leur route vers la terre promise d’Israël a encore des allures de long calvaire... Cette réalité, la jeune Oliwka la découvre brutalement lorsqu’on lui apprend qu’elle avait été confiée, encore bébé, à une famille adoptive pendant la guerre. Que sa véritable identité avait été changée pour échapper aux nazis. En réalité, elle s’appelle Astar Berkenbaum. Elle est juive. Et comme des milliers d’enfants, elle ne doit la vie sauve qu’à une femme : Irena Sendlerowa.

     Le début de ce troisième tome est légèrement différent des précédents. Durant la première moitié, le personnage mis en avant n'est pas Irena mais une petite fille qu'elle a sorti du ghetto de Varsovie. Elle a elle-même eu une fille et lui raconte son histoire. On y apprend que même sortis de leur prison et avec la guerre terminée, le quotidien des enfants juifs polonais demeurait extrêmement difficile. J'aime cette série car elle met en lumière des passages de l'Histoire qui sont rarement évoqués à l'école. Celui-ci en fait partie. J'apprends beaucoup de choses à la lecture d'Irena et j'en suis ravie. Dans ce tome 3, certains détails historiques/politiques sont un peu confus et compliqués à assimiler pour un jeune public, mais globalement on comprend ce qu'il se passe.

    Irena fait enfin son apparition dans la deuxième partie de la bande dessinée, nous rassurant après la fâcheuse posture dans laquelle elle s'était retrouvée à la fin du deuxième tome. Malgré les coups durs, elle est toujours aussi forte, courageuse et, étonnamment, frustrée. C'est une autre facette du personnage qui nous est dévoilée; cela ne fait que la rendre encore plus attachante.

    Les coups de crayon de David Evrard sont toujours assurés et minimisent intelligemment la violence de certaines scènes. Même si j'ai pris énormément de plaisir à retrouver Irena, j'ai trouvé l'histoire un peu décousue et, comme je l'ai dit précédemment, pas toujours très claire.

    C'est une série que j'aime toujours autant conseiller. Je pense avoir difficilement caché mon enthousiasme quand, lors de sa dédicace à Livre Paris 2018, David Evrard m'a révélé qu'il y aurait deux tomes de plus! J'ignore ce qu'ils vont pouvoir contenir, mais malgré ce tome 3 en demi teinte, je serai au rendez-vous au moment de leur sortie.

     

    Note :

     

    Irena, tome 3           Irena, tome 3

                 Dédicace de David Evrard                  (cliquer sur l'image pour voir en grand)
    Salon du Livre de Paris 2018                                                                             


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