• L'homme qui voulut peindre la mer

    L'homme qui voulut peindre la mer...

    Auteur : Tristan Koëgel
    Éditeur : Didier Jeunesse
    Format : broché
    Date de parution : 6 juin 2018
    Genre /thématiques : nouvelles
    Nombre de pages : 256
    Tranche d'âge : à partir de 12 ans
    ISBN : 9782278085620

    À Gibraltar, une pâtissière ensorcelle ses clients avec des gâteaux,
    À Marseille, une coiffeuse est face au cadavre de son patron,
    Et à Raguse, un homme souhaite emprisonner la mer sur sa toile…

    Sept récits traversent ainsi les époques, de l'antiquité à nos jours, et la Méditerranée, comme autant de visions vibrantes et fantastiques où se jouent des destins, des terreurs, des désirs.

    J'étais tombée follement amoureuse du style et de l'univers de Tristan Koëgel durant ma lecture du Complot du trident. Il n'a pas son pareil pour décrire la mer et nous imprégner d'une atmosphère chaude et enivrante. C'est toujours le cas dans ce recueil où toutes les nouvelles se passent en bord de mer, dans différents coins de l'Europe et de l'Afrique du Nord. Si elle ne sert pas toujours à l'intrigue, l'eau est néanmoins présente et l'auteur plante magnifiquement le décor.

    Là où j'ai malheureusement déchanté, c'est dans le contenu-même des histoires. Pour moi, la mer est synonyme de bien-être, de poésie et de magie; or, j'ai trouvé toutes les nouvelles très sombres. La mort et la folie sont récurrentes, et même si cela était plus ou moins annoncé dans le résumé, j'espérais que cela soit traité de façon plus légère. Je suis allée jusqu'au bout du recueil mais j'appréhendais la lecture de chaque nouveau récit en me disant "que va-t-il se passer cette fois?"

    Même si, encore une fois, l'auteur écrit très bien, ce n'est pas ce que j'espérais lire en ce début de période estivale.

     

    Note

           Ses premières années sur l'île, il les passa à observer son adversaire, à toute heure du jour et de la nuit, en toute saison, dans tous ses états, sous tous les angles. Depuis la côte qui faisait face aux remparts de son ancienne cité, depuis l'autre bout de l'île où les courants filaient vers les rivages de l'Italie, il s'imprégnait de chaque nuance de l'Adriatique. Et de son mouvement surtout. Il ne voulait pas peindre un détail de la mer, mais la mer tout entière, et il ne voyait pas du tout comment s'y prendre. Ça l'énervait beaucoup. Elle changeait de couleur et d'aspect avant qu'il n'ait préparé sa palette et paraissait complètement indifférente à ses colères. En réalité, ces deux-là s'apprivoisaient mutuellement.


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