• Les colocs

    Les colocs

    Auteur : Sarah Morant
    Éditeur : Hachette Romans
    Date de parution : 28 février 2018
    Format : broché
    Genre/thématiques : vie quotidienne, humour
    Nombre de pages : 350
    Tranche d'âge : à partir de 12 ans
    ISBN : 9782016269220

    Quand sa cousine-et-colocataire décide de partir un an à l'étranger, Cassandre est bien embêtée. Il est hors de question qu'elle retourne chez ses parents. Par chance, sa cousine lui dégote le colocataire parfait! Ou pas... Car la personne qui se présente à sa porte n'a rien du coloc rêvé. Pire, Alden est tout ce que Cassandre déteste. Et vice, versa. Il déplace ses affaires sans la prévenir; elle refuse la moindre tâche ménagère. Il invite ses amis à l'improviste; elle organise des soirées dans leur appart quand il aimerait dormir. Ils ne sont d'accord que sur une seule chose : leur incompatibilité. Vite, des disputes éclatent et la colocation devient invivable. Pour essayer d'apaiser l'atmosphère, Alden propose de poser des règles. Chacun son tour, ils inscriront sur une feuille une loi à ne jamais transgresser. Et plus les jours passent, plus Alden et Cassandre découvrent qu'ils sont peut-être, tout compte fait, des colocataires parfaits...

    J'ai décidé de lire ce roman en reconnaissant le nom de Sarah Morant; son premier livre, Timide, ne m'avait absolument pas plu (voir ma chronique), mais j'avais envie de voir s'il y avait possibilité de me réconcilier avec l'auteure.

    L'histoire de base est très simple : la cohabitation forcée de deux jeunes gens aux caractères opposés. Ceci aurait pu vite tomber dans la facilité et se transformer en une simple romance comme on en voit des centaines aujourd'hui; mais cela n'est pas le cas. Désolée pour vous si vous espériez ce genre de scénarios, mais Les Colocs est une histoire d'amitié; une amitié fille/garçon qui plus est. J'ai énormément apprécié ce choix de la part de l'auteure car je trouve que c'est une thématique peu exploitée en littérature. Dès que les deux héros d'une oeuvre sont de sexe opposé, il y a 99% de chance que cela finisse en romance; mais pas ici. Donc merci, Sarah Morant car c'est une notion en laquelle je crois profondément. Mais que les lecteurs fleur bleue ne s'attristent pas : il est tout de même question d'amour dans un second plan.

    La deuxième facilité que l'auteure a évité, c'est de faire de la demoiselle le personnage calme et studieux et du jeune homme le trouble-fête. Mais ici, Cassandre est une fainéante (tant pour les études que pour les tâches ménagères) qui boit tous les soirs ou presque et qui râle constamment; bref, une vraie chieuse que vous allez adorer détester. Alden est plus sérieux, plus calme et plus responsable. Mais attention, il a du répondant et certaines situations entre les deux colocataires sont savoureuses à lire. De manière générale, les dialogues sont bien construits et prennent une place importante dans le livre. On prend plaisir à voir les liens se tisser entre tous les personnages. J'aime particulièrement le petit rituel du règlement sur le réfrigérateur.

    Malgré un peu trop de bons sentiments à mon goût (surtout dans les passages avec la famille de chacun), c'est un roman frais et pétillant sur le thème de l'amitié, de la tolérance, du passage à l'âge adulte. Même en n'ayant jamais vécu en colocation, vous pourrez vous reconnaître dans les personnages et leur quotidien. Je referme ce livre comblée  et sans plus la moindre rancune envers Sarah Morant.

     

    Note

         Le lendemain, je me réveillai avec un grognement. Je jetai un coup d’œil à la porte de ma chambre ouverte sans parvenir à me rappeler si elle avait été fermée la veille. Et peut-être que j'étais un peu parano, mais lorsqu'on vivait avec un poison de la taille de Cassandre Damps, on apprenait à se méfier...
         Cette dernière m'attendait d'ailleurs dans la cuisine, le pot de Nutella vide dans une main et la cuillère encore dans la bouche.
         - Allez, Cassie, t'abuses, grommelai-je voyant que je n'avais plus rien à étaler sur mes tartines.
         - Fallait être levé le premier, Picasso.
         - Je saurai te rappeler cette règle.
         - Arrête de te plaindre, il y a du fromage dans le frigo, se moqua-t-elle, et son rire redoubla lorsqu'elle vit ma grimace.
         - T'es chiante.
         Elle se contenta de me répondre par un petit sourire énigmatique sans rien ajouter, et je trouvais ça drôlement suspect.
         - Je vais attendre que tu reviennes des courses pour déjeuner, lâchai-je en me dirigeant vers la salle de bain, et son gloussement m'alarma.
         C'est alors que je me retrouvai devant le grand miroir au-dessus de notre lavabo, et que je remarquai l'espèce de graffiti immonde qui me décorait le front.
         - Espèce de sale gamine, lui hurlai-je en ouvrant brusquement la porte.


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