• Prince captif, Tome 1

    Auteur : C. S. Pacat
    Éditeur : Milady
    Format : ebook
    Date de parution : 17 juin 2016 (numérique) / 29 mai 2015 (papier)
    Genre : fantasy / historique
    Nombre de pages : 195 (numérique) / 320 ( grand format papier)
    ISBN : 9782820521941 (numérique) / 9782811214029 (grand format papier)

    Il devait être roi.
    Il est devenu esclave.

    Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d'Akielos. Mais lorsque son demi-frère s'empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave de plaisirs au prince d'un royaume ennemi.
    Beau, manipulateur, et mortellement dangereux, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à Vère. Mais dans la toile mortelle de la politique vérétienne, les apparences sont trompeuses. Pris dans les manigances de la cour, Damen doit s'allier à Laurent pour sa survie et celle de son royaume. Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l'homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raison de le haïr...

    J'ai aimé les premiers chapitres de ce livre car on assiste directement aux conséquences de la trahison dont est victime le prince Damen : bâillonné, frappé, humilié par ceux qu'il croyait ses alliés. Bien qu'on ne connaisse pas encore le héros, son destin ne semble pas moins cruel. Ce passage est une excellente mise en bouche et donne le ton de la suite du roman.

    Comme raconté dans le résumé, Damen devient esclave dans une région ennemie frontalière où tout est différent : la langue, le protocole mais surtout les mœurs. Ce dernier point m'a déstabilisée car, malgré les nombreux détails dévoilés dans le résumé, on omet de nous dire que les scènes de sexe sont nombreuses, très crues et entre homosexuels. En effet, les hommes pratiquent le coït entre eux aux vues et aux sues de tous, car les relations hétérosexuelles pourraient engendrer des bâtards; une honte suprême. Bref, quand on n'est pas prévenu, ces passages sont gênants. Mais on finit par s'y faire.

    Si Damen était bien vu par ses pairs et son peuple, c'est loin d'être le cas pour son nouveau maître : le prince Laurent. Il est glacial, hautain et défie en permanence l'autorité de son oncle le régent. Ce personnage m'a intriguée car j'étais convaincue que ses mauvaises manières cachaient quelque chose; mais je ne vous dirai pas si c'est le cas ou non... De plus, Laurent est le seul membre de la cour qui, bien que possédant un esclave de plaisirs, ne semble nullement adepte du coït. C'est étrange, mais inexpliqué dans ce premier tome.

    On prend souvent peur pour Damen car, malgré le sort enviable des esclaves à la cour de Vère, les désirs de Laurent sont imprévisibles. Paradoxalement, leur lien va progressivement évoluer; les ennemis d'un jour deviendront les alliés de demain... Cette évolution se fait tout en subtilité et est habilement amenée. De manière générale, l'écriture est agréable, oscillant entre courtes descriptions et narration. Si ce tome 1 a comme cadre les intrigues de cour, le décor devrait changer dans le 2, ainsi que les motivations de chacun.

    Pour résumer, malgré les scènes érotiques un peu trop crues à mon goût, le début de cette saga m'a plu et le deuxième promet d'être encore plus captivant.

     

    Note

          Des mains s'abattirent sur les épaules de Damen. Sa chaîne fut détachée de son collier, et puisqu'il ne bondissait pas aussitôt dans l'arène comme un chien lâché sur une proie, on l'y mena sous la menace d'une épée.
         - Vous ne cessiez d'insister pour que j'envoie un mignon dans l'arène, disait Laurent à Vannes et aux autres courtisans près de lui. J'ai pensé qu'il était temps de vous satisfaire.
         Cela n'avait rien à voir avec une arène d'Akielos, où le combat était une démonstration d'excellence avec l'honneur pour seul trophée. On ôta à Damen ses derniers liens ainsi que ses vêtements, tout sommaires qu'ils soient. Tout cela ne pouvait être réel, c'était impossible. Damen ressentit de nouveau une sorte de nausée et  de vertige... Secouant la tête pour s'éclaircir l'esprit, il leva les yeux.
         Et il découvrit son adversaire.
         Laurent avait menacé de le faire violer. Et face à lui se trouvait l'homme qui exécuterait cette menace.


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  • Girling up

    Auteur : Mayim Bialik
    Éditeur : Michel Lafon
    Date de parution : 26 avril 2018
    Format : broché
    Genre : documentaire
    Tranche d'âge : à partir de 12 ans
    Nombre de pages : 204
    ISBN : 9782749936024

    L'adolescence, c'est parfois infernal. Tout change : notre corps, nos émotions, nos activités, nos relations, nos sentiments... Et autant de nouveautés à gérer d'un seul coup, ça fait beaucoup!

    Forte de son expérience de docteur en neurosciences, Mayim Bialik nous fait découvrir les raisons de ces changements en s'appuyant sur des exemples vécus et nous prodigue des conseils pour faire face à toutes les situations dans tous les domaines, que ce soit les amours, l'amitié l'alimentation, le sport ou encore le collège.

    Mon adolescence étant révolue depuis un moment, le sujet de ce livre ne m'intéressait pas beaucoup. Ce qui m'a influencé dans mon choix de lecture est son autrice, dont j'apprécie énormément le personnage interprété dans la sitcom The Big Bang Theory (Amy Farrah Fowler).

    Il faut savoir que Mayim Bialik a un doctorat en neurosciences. Elle a donc abordé ce livre au sujet de l'adolescence de manière très scientifique et psychologique. Là où les autres ouvrages sur la question donnent des réponses brèves et creuses aux lectrices dans cette tranche d'âge, elle donne des explications à la fois claires et développées accompagnées parfois de schémas. Elle entame des sujets aussi basiques que le changement du corps, les premières amours, les émotions, mais aussi des questions parfois survolées ailleurs comme l'importance d'apprendre et de préparer son avenir.

    Elle n'hésite pas non plus à exposer ses expériences personnelles. Si au début ces anecdotes convainquent et appuient avec habileté les arguments avancés par l'autrice, elles deviennent trop nombreuses et le livre prend des allures d'autobiographie. On y apprend en autre que, jeune, Mayim avait des difficultés en mathématiques, que ses seins ont poussé sur le tard et que, par conséquent, elle a eu très peu de petits copains, etc. Je pense que ce genre d'aveux parlent beaucoup car les complexes physiques et intellectuels sont quasi universels. De plus, elle s'adresse directement au lecteur avec un "je" et "tu" qui créent un climat de confiance et de proximité. En revanche, j'ai senti que j'avais affaire à une fille à part quand elle écrit qu'elle sait jouer de plusieurs instruments de musique, qu'elle a le temps de faire des loisirs créatifs, du bénévolat, d'aller à la synagogue, qu'elle a fait une thèse de 300 pages sur les troubles obsessionnels compulsifs, etc. Elle est intellectuellement supérieure et a un parcours de vie atypique; du coup, ses diverses expériences sensées nous motiver, ont plutôt l'effet inverse.

    Je pense que c'est un livre très intéressant à lire quand le sujet nous concerne car il donne de vraies réponses aux questions de son lectorat. En revanche, il aurait été bien plus percutant si l'autrice s'était moins mise en avant. Sachez qu'une version destinée aux garçons (intitulée Boying Up) vient de voir le jour aux Etats-Unis et sera sûrement disponible plus tard en France.

     

    Note

          Je sais que ce n'est pas toujours l'impression que cela donne, mais l'école te prépare pour la vie. Quel que soit le métier que tu choisiras, tu auras besoin de connaître certains fondamentaux : savoir lire, comprendre et interpréter un texte, savoir t'exprimer, à l'oral comme à l'écrit. Maîtriser les mathématiques est également super important : quand tu seras une adulte, cela te permettra de gérer tes finances et de savoir prendre les bonnes décisions en ce qui concerne ton argent. C'est le genre de choses que nous apprenons à l'école.
         Même si nous sommes constamment en train d'apprendre, nous ne sommes pas tous programmés pour aimer ça. Moi, par exemple, je n'aimais pas vraiment les maths et les sciences quand j'étais à l'école primaire, et même durant mes premières années de collège. Je faisais tous mes exercices de maths et de sciences le plus vite possible car je n'avais qu'une envie, en finir. Je me rappelle tous ces après-midi passés à pleurer sur des problèmes de fractions et d'arithmétique. J'étais convaincue d'être bête parce que j'avais beau faire tous les efforts du monde, je n'arrivais pas à comprendre.


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  • Ma chère soeur

     

    Auteur : Alf Kjetil Walgermo
    Éditeur : Bayard
    Date de parution : 18 avril 2018
    Format : broché
    Genre / thématique : épistolaire
    Nombre de pages : 192
    Tranche d'âge : à partir de 12 ans
    ISBN : 9782747062015

    Eli Anne a 16 ans et vient de perdre sa soeur, Amalie, d'un an sa cadette. Folle de chagrin, elle se rend régulièrement sur sa page Facebook, qu'elle refuse de supprimer. Un jour, elle se met à lui écrire. En parcourant les statuts et les photos postées par Amalie, Eli Anne revient sur sa relation avec sa sœur. Leur enfance, leur complicité, leurs désaccords, leurs rêves d'adolescentes. Et surtout, leur passion commune pour la musique : Eli Anne joue du piano, Amalie, fan de Patti Smith, chantait dans un groupe.

    Au fil des messages, Eli Anne ouvre son cœur et avoue à sa sœur ce qu'elle n'a jamais osé lui dire...

     Voilà un livre qui promettait beaucoup d'émotions. L'histoire d'une jeune fille vivant un deuil, puis une renaissance. Malheureusement, j'estime que ce roman ne tient pas ses promesses.

    L'héroïne utilise le mur Facebook de sa défunte sœur comme un journal intime. Tous les jours, elle écrit son quotidien, sa tristesse et comment son entourage évolue sans sa cadette. On comprend à travers ces écrits que les deux sœurs partageaient beaucoup de choses, notamment une passion commune pour la musique, bien que ce soit dans des genres variés. Mais Eli Anne n'ose plus approcher un instrument; pire, elle ne parvient même plus à aller en cours. Evidemment, elle a d'énormes regrets, des choses qu'elle aurait voulu changer, etc, etc. Tout ceci est très bien exprimé au début; moi qui ai aussi une sœur cadette, j'ai eu la gorge nouée à plusieurs passages. Mais on fait vite fasse à de nombreuses répétitions.

    Mais le plus décevant pour moi, c'est de m'être dit en tournant la dernière page : "c'est tout?!"En clair, je trouve que l'histoire n'est pas finie. C'est difficile de vous en dire plus sans spoiler mais selon moi, le sujet du roman a été beaucoup trop survolé et le travail du personnage principal pas assez abouti. On dirait presque que son auteur l'a abandonné en cours de route.

    Ce livre est une déception. Il aurait pourtant pu être un chef d'oeuvre.

     

    Note

    Eli Anne Storfjord ► Amalie Storfjord
    13 octobre

    Ma chère soeur,

    Tu ne pourras plus jamais de faire de tatouage.
    Tu ne pourras plus jamais m'énerver avec ta guitare.
    Tu ne me piqueras plus jamais mon pantalon sans me demander la permission.
    Tu ne passeras plus jamais la porte de ma chambre pour me raconter un truc de fou.
    On ne se fera plus jamais de câlin surprise, en arrivant derrière l'autre sur la pointe des pieds.
    On ne se donnera plus jamais de claque avec la tapette à mouches rouge.
    On ne dansera plus jamais toutes nues dans la salle de bain.


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  • Lyla et la bête qui voulait mourir, Tome 1 

    Scénario : Assato Konami
    Dessin : Eziwa Saita
    Éditeur : Ki-oon
    Date de parution : 22 février 2018
    Genre : seinen
    Nombre de pages : 192
    ISBN : 9791032702154

      

    Dans une ville ravagée par la corruption, l'argent et la force font foi. La vie est particulièrement dure pour les chimères, mi-hommes, mi-animaux. Méprisées de tous, elles forment la plus basse des castes. Aron en fait partie. Pire, il a été élevé comme une bête par un parrain de la mafia dans le seul et unique but de tuer. Isolé et maltraité, il a gardé l'âge mental d'un enfant. Son seul refuge est un livre d'images dans lequel une petite fille aux yeux bleus emporte le héros de l'histoire au paradis. Aron ne rêve que d'une chose : trouver cet ange pour être délivré de sa vie de souffrances.

    Alors quand, au cours d'une mission, il tombe sur Lyla, jeune fille aux yeux du même bleu que le personnage du conte, c'est la révélation : c'est elle qui le libérera! Pour la première fois de son existence, il désobéit aux ordres de son maître et s'enfuit avec elle! A présent, il a la mafia aux trousses, dans un monde qu'il ne connaît pas, avec pour compagne une fille qui le hait plus que tout... 

    J'ai une affection toute particulière pour les seinens édités par Ki-oon et pour leurs scénarios riches et travaillés. Ici, nous avons affaire à ce qui semble être une réécriture de La Belle & la Bête. Aron est une chimère massive à tête de bélier et aux cheveux argentés. On a de suite conscience de cette allure puissante et dangereuse sur la couverture, avec cette main ensanglantée gigantesque aux griffes acérées. Et malgré son esprit simple et enfantin qui l'empêche de faire la différence entre fiction et réalité quand il rencontre Lyla, je dois admettre qu'Aron me fait peur. Ses réactions sont tellement imprévisibles... C'est un personnage à la fois fascinant et redoutable qui me plaît énormément.
    Il en va de même pour son acolyte forcée. Car si Lyla a de l'affection pour les chimères, elle voue une haine sans nom pour son ravisseur. C'est une jeune fille des bas quartiers courageuse et combative, et elle forme un duo plus qu'improbable avec Aron.
    Le scénario ne manque pas d'action. Nous sommes plongés dans un univers de mafia, de magouilles et de tueries quotidiennes. Le danger guette à chaque coin de rue. Je regrette cependant que le dessin manque de précision dans les scènes de combat, si bien qu'on ne comprend pas toujours immédiatement ce qui est en train de se dérouler. En revanche, il se passe énormément de chose dans les yeux d'Aron; si la chimère ne semble posséder aucune émotion, son regard est pourtant très expressif et reflète toute la confusion que cette nouvelle vie loin de la servitude fait naître en lui.

    Les deux héros de cette série m'ont séduite dès ce premier tome, et leur monde impitoyable également. J'attends maintenant de voir comment leur aventure va évoluer...

     

    Note

    Lyla et la bête qui voulait mourir, Tome 1

    (cliquer sur l'image pour voir en grand)


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  • Pierrot et Miette

     

    Auteur : Sophie de Mullenheim
    Éditeur : Fleurus
    Date de parution : 13 avril 2018
    Format : relié
    Genre / thématique : historique
    Nombre de pages : 216
    Tranche d'âge : à partir de 9 ans
    ISBN : 9782215135869

     

    - Tu as mal? s'angoisse le garçon en se penchant vers Petit Père. Quelqu'un t'a fait mal? [...]
    Le vieil homme tend la main et la pose sur l'épaule de son petit-fils avec tendresse.
    - C'est Miette... dit-il d'une voix éteinte.
    Pierrot pâlit.
    - Ils l'ont emmenée... Les soldats. [...] Ils m'ont dit qu'ils avaient besoin des chiens, de tous les chiens... Sur le front. Dans les tranchées. Pour passer des messages. Je n'ai rien pu faire, mon Pierrot. Rien...
    Pierrot ferme les yeux, incapable d'articuler le moindre mot. Puis, tout à coup, il s'arrache à l'étreinte de son grand-père et sort de la maison en hurlant.
    - Miiiieeeetttttte !
    La guerre vient de lui prendre sa meilleure amie.

    Vous aussi, rien qu'à ce stade, vous vous dites "ouh la, il faut que je prépare les mouchoirs"? J'étais dans cet état d'esprit en commençant la lecture.
    La séparation évoquée dans le résumé a lieu dès le premier chapitre. Nous n'assistons à aucune scène entre le petit héros et son chien, mais cela n'enlève rien au déchirement et au choc qui en découlent. Nous allons donc suivre en parallèle le parcours de Miette emmenée au front, et celui de Pierrot, orphelin élevé par son grand-père, déterminé à la retrouver.
    Par le biais de cette belle histoire d'amitié, l'autrice met en lumière le quotidien des soldats français durant la première guerre mondiale. Pataugement dans la boue des tranchées, manque des familles, combats, blessures, mais aussi camaraderie, entraide et solidarité. L'autrice parvient à détourner les éléments violents avec des scènes plus joyeuses et attendrissantes; tout ceci dans un rythme dynamique. Les pages défilent à grande vitesse (le désir irrépressible de savoir s'il va arriver malheur à la chienne y est aussi pour beaucoup).
    On s'attache à tous les personnages, aussi bien les deux héros que les personnages secondaires. Chacun véhicule de très belles valeurs.
    Sophie de Mullenheim nous offre une belle et grande aventure historique placée sous le signe de l'amitié. A l'instar de Belle et Sébastien, ces deux acolytes seront adorés par chaque lecteur.

     

    Note

         - Mais je croyais qu'on devait trouver un nouveau cantonnement, s'alarme Cyprien. On ne devait pas aller en première ligne avant plusieurs jours! Ils me l'avaient dit! Pas en première ligne avant plusieurs jours...
          - Ça, sourit Petit Beurre, amer, c'était avant que les Allemands ne percent nos lignes. A la guerre, on ne peut jamais rien te promettre. Pas même de rentrer chez toi vivant.
         Le visage de Cyprien prend une teinte de cendre. Les derniers mots de Petit Beurre le terrifient. Il panique. La sueur perle sur son front. Sa vue se trouble. Il sent ses mains devenir moites.
          - Calme-toi, petit, lui souffle Petit Beurre qui s'en veut d'avoir trop vite parlé. Ce n'est pas aussi épouvantable qu'on le dit, la première ligne. Regarde-moi, j'en suis bien revenu! ajoute-t-il penaud, pour se rattraper. [...]Ne t'occupe pas du chien. Son dressage devient le cadet de nos soucis. Mais c'est maintenant que nous allons voir si tu as faut du bon travail.
         Cyprien se calme peu à peu. Il est reconnaissant à Petit Beurre de s'occuper si bien de lui. Après tout, personne ne lui a rien demandé et il a directement pris le jeune homme sous sa protection.
          - Tu entends ça, Miette, dit-il en se penchant sur la chienne pour la caresser. Il va falloir faire nos preuves.


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