• Bird box 

    Bird box

    Auteur : Josh Malerman
    Editeur : Calmann-Lévy
    Année de parution : 2014
    Genre : fantastique, survie
    Format : ebook
    Nombre de pages (en édition papier) : 384

    Bird box

    La plupart des gens n'ont pas voulu y croire, les incidents se passaient loin, sans témoins...
    Depuis qu'ils sont nés, les enfants de Malorie n'ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l'abri du danger sans nom qui s'est abattu sur le monde. On dit qu'un coup d'oeil suffit pour perdre la raison, être pris d'une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de sa maison ne pourront plus protéger ses petits. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l'extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés. Arriveront-ils à bon port, guidés seulement par l'ouïe et l'instinct?
    Un climat de tension habilement instauré, qui vous fera sursauter au moindre bruit.

    Bird box

    Ce livre est totalement terrifiant! On fait la rencontre de Malorie, une femme cloîtrée dans une maison sordide depuis quatre ans avec ses deux enfants qu'elle appelle curieusement "Garçon" et "Fille" (une façon pour elle de ne pas s'attacher?). Faire un pas hors de cet abri semble être insurmontable pour elle, et pourtant elle va le faire, les yeux bandés, avec ses enfants sous le bras. Pourquoi cette précaution?
    On le découvre en remontant des années plus tôt. Malorie vit auprès de sa sœur, Shannon, à laquelle elle annonce sa grossesse inattendue. De son côté, Shannon raconte qu'aux infos, elle a entendu qu'une vague de suicides violents a lieu un peu partout dans le monde; les victimes semblent avoir vu quelque chose qui les a poussées à passer à l'acte. Mais aucune mort suspecte à déclarer en Amérique, donc tout va bien. Sauf que tout va subitement s'accélérer. Malorie va se retrouver complètement seule, devoir trouver d'autres survivants, vivre avec eux, rationner la nourriture, barricader les portes et fenêtres, etc.
    La prouesse de l'auteur est de réussir à faire naître l'angoisse alors qu'on ignore à quoi on doit faire face. On est dans le noir autant que les protagonistes. Ne faire que quelques mètres à l'extérieur, pour aller chercher de l'eau au puits par exemple, représente un potentiel danger que plus aucun ne voudra risquer. Non content de devoir affronter ce qui rôde à l'extérieur, les réfugiés vont bien évidemment devoir se méfier des leurs. Pourtant, pendant un moment, le groupe semble presque en harmonie : chacun trouve sa place, exécute les tâches qu'on lui a attribuées... On se demande constamment à quel moment tout va basculer... La tension est palpable et tient en haleine tout au long de la lecture. Et chaque fois qu'on on est sur le point d'avoir des réponses, le récit repasse au présent, dans la barque de Malorie et de ses enfants pour entretenir le suspens. On ignore d'ailleurs où ils comptent aller. Ont-ils un point de chute? Ce qui est sûr, c'est que leur trajet ne se déroulera pas sans heurt.
    J'émets un simple bémol pour la fin un peu trop simple comparée au récit tortueux et crispant qu'on nous a offert jusque là. C'est néanmoins un très très bon roman (surtout quand on sait que c'est le premier de l'auteur).Je le recommande aux amateurs de sensations fortes.

     

    Note

    Bird box

    Bird box

            Felix tourne la manivelle.
    "Et d'un, et de deux..."
            Jules est en train de parler. Sa voix semble lointaine. Trop lointaine.
    "... et de six, et de sept..."
           Jules a l'air inquiet. Pourquoi ça? Qu'est-ce qui devrait l'inquiéter?
    "... et de dix et de onze..."
           De la sueur se forme derrière le bandage de Felix. Elle s'écoule lentement le long de son nez.
    On sera de retour à l'intérieur en un rien de temps, se dit-il. Remplis ce putain de troisième seau et retou...
           Le son, de nouveau. Pour la troisième fois.
           Mais il est en mesure de déterminer d'où il provient, à présent.
           De l'intérieur du puits.
           Il relâche la manivelle, recule d'un pas. Le seau s'échappe de ses mains, va s'écraser contre la pierre, avant d'aller se perdre dans les profondeurs du puits.
           Quelque chose a bougé. Quelque chose a bougé dans l'eau.


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  • Le ghetto, tome 1 : "Irena"

     

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    Scénario : Morvan / Trefouël
    Dessin : Evrard
    Couleurs : Walter
    Éditeur : Glénat
    Série : Le ghetto
    Année de parution : 2017
    Genre : BD tout public, historique
    Nombre de pages : 72

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    C'est l'histoire d'une femme ordinaire qui réalisa quelque chose d'extraordinaire, dans des circonstances insensées, pendant une période effroyable.

    1940, l'armée nazie a envahi la Pologne. A Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s'en échapper est abattu sans sommation; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d'aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connaît, les enfants l'adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n'hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu'autorise l'occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l'innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

    Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l'une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d'Histoire... [...]

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    Voilà une BD qui fait naître énormément d'émotions! Je n'ai pas souvenir d'avoir entendu parler d'Irena Sendlerowa avant, et c'est bien dommage. En visualisant les planches de cette BD, on imagine globalement les horreurs auxquelles elle a fait face et le courage qui lui a fallu pour porter secours à ces enfants. Dans les ghettos régnaient la pauvreté, l'insalubrité et la maladie; elles sont ici clairement exposées : bagarres pour un morceau de pain, bâtiments en ruines, violence des autorités, etc. Le point fort de cet ouvrage, c'est d'associer à un récit dur et violent un dessin un peu plus "enfantin" pour atténuer le malaise qu'on pourrait ressentir à la lecture. Malgré l'adjectif (non péjoratif) que j'ai employé, je déconseille cette lecture aux plus jeunes car certaines scènes pourraient les choquer. Pour ma part, la larme n'est pas passée loin après l'anecdote du petit garçon et de son biscuit (ceux qui ont lu comprendront). J'ai apprécié d'en apprendre un peu plus sur ce qu'il se passait dans les ghettos car, de mémoire, c'est un sujet peu approfondi dans les programmes scolaires. Irena Sendlerowa apparaît comme une femme forte et déterminée, prête à risquer sa vie pour sauver ces orphelins dont la seule "tare" est d'appartenir à une religion qui n'est pas celle adoptée par le régime politique allemand. Différents lois et décrets mis en place contre les juifs polonais sont mis en exemple dans cette BD.

    J'ai hâte de connaître la suite de cette trilogie qui s'efforce de rester le plus fidèle possible à la réalité. Je suis d'accord avec le fait qu'il ne soit pas normal que des personnages tels qu'Irena soit si vite exclus des livres d'Histoire; on comprend mieux, grâce à des ouvrages comme celui-ci qui montrent avec des images concrètes la dureté des temps de guerre, combien des personnes comme elle se sont montrées héroïques.

    Un vrai coup de cœur!

     

    Note

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

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  • Les chiens de Pripyat

     

    Les chiens de Pripyat

    Scénario : Aurélien Ducoudray
    Dessin : Christophe Alliel
    Éditeur : Bamboo
    Collection : Grand Angle
    Année de parution : 2017
    Genre : BD indépendante
    Nombre de pages : 56

    Les chiens de Pripyat, T.1

    26 avril 1986 : une série d'explosions ravage la centrale nucléaire de Tchernobyl, contaminant tout dans un rayon de plus de 200 km. Après l'évacuation des plus proches villages, des groupes de chasseurs sont formés avec pour mission d'abattre les animaux touchés par les radiations et qui vivent en liberté dans des villages fantômes. Pour trente roubles par animal tué, une brigade accepte de pénétrer la zone. Là, ils croiseront le destin de personnages extraordinaires. Des âmes perdues, abandonnées dans la lande irradiée.

    Les chiens de Pripyat, T.1

    J'ai une affection toute particulière pour la collection "Grand Angle". Ses scénarios forts servis par un dessin propre et net me plaisent quasiment à tous les coups.

    Ici, on suit Kolia, un jeune garçon qui vit presque en direct l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl (accident suggéré en quelques vignettes). Après un saut dans le temps dont on ignore la durée avec exactitude, on retrouve Kolia, son père, et d'autres hommes agglutinés dans un tracteur, prêts à franchir un barrage militaire pour entrer dans une zone contaminée. A partir de là, tandis que les adultes vont s'affairer à liquider un maximum de chiens abandonnés, le garçon va chercher tous les prétextes pour ne pas y participer. Certaines scènes sont vraiment dures et j'aurais aimé que la violence des hommes soit un peu plus "justifiée" : insister sur la dangerosité de la zone radioactive, sur la menace que représente ces animaux en liberté, etc. En tout cas, on comprend bien que ces hommes sont prêts à tout pour quelques pièces (que ce soit le groupe principal ou d'autres qui rôdent dans les parages). Certaines de leurs conversations ne sont pas toujours très compréhensibles; cela permet de s'identifier d'avantage à Kolia. Mais n'y a-t-il vraiment que des animaux dans ces villages désertiques? Dans l'ombre, d'étranges personnages en combinaison surveillent le groupe de chasseurs... Que leur veulent-ils? Mystère.

    La fin surprenante relance un peu l'histoire et nous sauve de l'ambiance très cruelle qui règne sur ce premier tome. J'ai apprécié en savoir un peu plus sur Tchernobyl vue "de l'intérieur". Les planches de villages à l'abandon, d'enterrements, de bâtiments démolis sont impressionnantes et suscitent beaucoup d'émotion. Je lirai avec plaisir la suite et fin de ce diptyque.

     

    Note : 

    Les chiens de Pripyat, T.1

    Les chiens de Pripyat, T.1

    Les chiens de Pripyat, T.1 

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  • Klaw T.1 : "L'éveil"

     

    Klaw T.1 : "L'éveil"

    Scénario : Ozanam
    Dessin : Jurion
    Éditeur : Le Lombard
    Année de parution : 2013
    Genre : tout public (à partir de 12 ans), aventure, fantastique
    Nombre de pages : 48

    Klaw T.1 : "L'éveil"

    Tous les adolescents sont uniques, mais Ange Tomassini l'est encore d'avantage! Et cela lui fait peur. A chaque fois qu'il est en danger, un mystérieux homme-tigre vient le tirer d'affaire. Comment expliquer autrement que ses camarades et professeurs le craignent tellement...?
    Encore faudrait-il qu'Ange se pose les bonnes questions, à commencer par celle-ci : pourquoi le fils d'un simple vendeur de poisson est-il flanqué en permanence d'un garde du corps...?

    Klaw T.1 : "L'éveil"

    Quelle couverture! Toute en couleur et en puissance, je me suis empressée d'ouvrir la BD après l'avoir vue. Comme expliqué dans le résumé, Thomas, le héros, se transforme en redoutable tigre quand ses émotions sont trop fortes (peur, colère, angoisse...). Bien évidemment, il est tourné en ridicule quand il raconte ceci à Franck, son meilleur ami. Hors de question non plus d'essayer d'avoir du soutien auprès de son frère ou de son garde du corps... Non content de se retrouver seul face à ce problème, Thomas est secrètement amoureux de Lisa qui, malheureusement, sort déjà avec Kurt, la grosse brute du lycée. Un jour, les policiers interrompent les cours : Kurt est mort; il aurait été tailladé par quelque chose ressemblant à une patte de lion! Thomas se sent forcément coupable; seul souci : il ne se souvient d'absolument rien.

    Ce premier tome est une pépite! Le scénario est solide, bourré de mystères, de rebondissements, et de scènes d'action. Malgré l'argent possédé par sa famille, Thomas est un ado comme un autre : un peu impopulaire, timide et parfois mal dans sa peau. Pourtant, il est terriblement attachant. Certains personnages secondaires sont également très intéressants (sauf cette peste de Lisa!).

    Rencontré dans le cadre d'un échange avec les éditeurs durant le festival d'Angoulême 2017, le scénariste, Antoine Onazam a expliqué : "j'ai créé cette histoire pour ma fille, à l'époque trop jeune pour découvrir mes ouvrages précédents". On sent effectivement que le scénario a été pensé pour plaire tout particulièrement au public adolescent, souvent négligé dans l'univers de la bande-dessinée franco-belge.

    Le dessin dans un style réaliste est très agréable et on savoure chaque apparition du tigre, tout en muscles et en puissance. Les personnages sont aussi très expressifs.

    Certaines réponses aux questionnements des lecteurs sont déjà révélées dans ce tome. La BD se termine sur un mystère supplémentaire qui ne suscite qu'une réaction : le besoin irrépressible de se procurer le tome suivant!

    Thomas apparaît incontestablement comme un héros de la BD pour ados. Une excellente série qu'il ne faut pas rater quel que soit votre âge!

     

    Note

    Klaw T.1 : "L'éveil"

    Klaw T.1 : "L'éveil"

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    Merci aux éditions du Lombard!


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  • Pardon

     

    Pardon

    Auteur : Erika Boyer
    Editeur : Lulu.com
    Année de parution : 2017
    Genre : romance
    Format : ebook
    Nombre de pages (en édition papier) : 242

    Pardon

    Tandis que le monde évolue et que la jeunesse fait preuve d'une plus grande ouverture d'esprit qu'avant, il reste tout de même des sujets dont il ne faut pas parler, des tabous qui ne sont pas prêts à être brisés. Mais quand l'inceste cache un amour inconditionnel, que deux âmes ont simplement eu la malchance de ne pas naître dans les bons corps, n'est-il pas envisageable d'accepter l'inacceptable?

    Will ne prendra pas le risque, il préférera partir à 600 km de sa sœur plutôt que de potentiellement l'entraîner dans sa déchéance. Reste à savoir si "loin des yeux, loin du cœur" est une réalité ou bien un proverbe menteur, et si Sarah acceptera de perdre son frère dans ce sacrifice amoureux.

    "Je ne veux pas tourner la page. J'aime ce livre dont nous sommes les héros."

    Pardon

    La première partie du roman traite de ce combat intérieur, de cette lutte que mène quotidiennement Will contre l'amour passionnel qu'il a pour sa sœur Sarah, contre le regard des autres (hors de questions qu'ils soupçonnent quelque chose!). Néanmoins, on sent que sans Sarah, Will ne vit pas vraiment. Elle est à la fois le poison et l'antidote. C'est vraiment très bien écrit, on compatit sincèrement à la détresse de Will, même si on ne peut cacher l'envie qu'une confrontation avec Sarah ait lieu; ce qui va arriver, bien évidemment.

    Les personnages de ce roman sont (presque) tous très attachants. J'aime beaucoup les scènes entre David et Will; ce sont deux garçons sensibles qui n'ont pas honte de pleurer et d'avoir des faiblesses. J'apprécie énormément Kelia. C'est une fille qui voudrait être forte et qui prend beaucoup sur elle; je pense qu'elle me ressemble un peu^^ La famille d'Achir, le propriétaire, est elle aussi adorable. On adorerait s'inviter à leurs repas conviviaux! J'ai un peu moins d'affection pour le personnage de Sarah dont je n'ai pas réussi à cerner complètement la personnalité. En revanche, Will est un héros abouti comme on en voit peu. On n'a qu'une envie : le prendre dans ses bras pour le rassurer.

    Concernant l'histoire, le récit est très fluide. On ne s'ennuie jamais. C'est agréable de se balader avec les personnages : la librairie Mollat, Angoulême et son festival, etc. J'ai trouvé la fin à la fois juste et cruelle. Bien sûr, tout le monde ne peut pas réagir de façon positive face à l'évocation de l'inceste... J'ai aimé que l'auteure ne développe pas trop les réactions de chacun et ne fasse pas de la fin quelque chose de dramatique. De manière générale, j'ai énormément apprécié que l'histoire ne foisonne pas de péripéties diverses qui n'apportent rien à l'intrigue. Ce roman parle de l'amour incestueux de Will; rien d'autre, et c'est très bien. Dernier point sympathique : l'illustration de couverture n'est pas là que pour faire joli : elle a un rapport avec l'histoire. Lequel? Vous ne le saurez qu'en lisant ce livre...

    "Pardon" est une jolie romance sur un sujet sensible. C'est un excellent premier roman avec des personnages forts, une plume agréable et un bel appel à la tolérance.

     

    Note

    Pardon

    Pardon

    - Tu crois au grand amour? me demanda-t-elle le regard rivé sur sa boisson.
           Est-ce que je croyais qu'on puisse aimer comme un fou, à en mourir, une seule personne jusqu'à la fin de notre vie? Oui, j'en étais même convaincu. Est-ce que cela résultait forcément sur du bonheur et une vie heureuse? Non, en aucun cas.
    - Qu'est-ce que tu entends par là exactement?
    - Qu'on puisse aimer follement une personne, qu'elle soit la bonne, celle sans qui notre vie n'aurait plus aucun sens. Ressentir ce désir de la posséder sans quoi on a l'impression de suffoquer... Ce genre-là.
    - Ouais, j'y crois.
           Comment aurait-ce pu être autrement alors que j'étais victime de ce grand amour? Parce que non, l'amour n'était pas forcément un don ou une joie. Dans mon cas, c'était une malédiction, une punition que je ne pensais pas avoir méritée.


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