• Everything Everything

    Everything Everything

     Auteur : Nicola Yoon
    Editeur : Bayard
    Année de parution : 2016
    Format : ebook
    Genre : romance
    Nombre de pages en version papier : 368

    Everything Everything

    Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de "maladie de l'enfant-bulle". En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

    Everything Everything

    Un livre dont j'avais beaucoup entendu parler, et en bien. Étant rarement du même avis que la majorité en matière de romans jeunesse, j'ai entamé ce livre avec appréhension.

    L'héroïne, Madeline, est atteinte d'une maladie qui l'empêche de sortir de chez elle. Son quotidien se limite à ses livres, ses jeux avec sa mère et les visites de l'infirmière, Carla. Jusqu'à présent, cette vie semblait lui convenir; jusqu'à l'arrivée des nouveaux voisins et de leur fils, Oliver (alias Olly).

    Ce roman est rédigé comme un journal intime, avec les pensées intimes de Maddy, ses envies, la retranscription de ses tchats, des croquis hilarants illustrant ses inquiétudes... On se sent très proche de cette jeune adulte qui a soif de liberté. Elle a une vraie personnalité travaillée en profondeur. Elle a aussi de bons goûts littéraires  (Des fleurs pour Algernon est un livre magnifique!). Avec l'arrivée d'Olly, elle voit sa vie sous un nouveau jour et aspire à des choses qu'elle n'avait jamais envisagées : l'amitié, l'amour... sortir? La plume de l'auteur est absolument splendide et nous offre de jolies réflexions et citations. C'est un vrai bonheur à lire.

    Les personnages secondaires sont très sympathiques. Olly est un gentleman mais j'ai surtout un énorme coup de cœur pour Carla. Elle est douce, patiente, à l'écoute... Les agissements la mère de Maddy, par contre, suscitent le débat. Son côté surprotecteur est à la limite de l'étouffement; mais peut-on affirmer que nous agirions différemment si nous avions un enfant souffrant d'une maladie grave? En tout cas, à la place de Maddy, je me serais rebellée plus d'une fois... J'aime les lectures comme celle-ci qui suscitent beaucoup de réflexions : mieux vaut-il vivre longtemps en se privant de tout ou mourir jeune en ayant profité au maximum de ce qui s'offrait à nous?

    La décision que finit par prendre Maddy est courageuse. Je suis véritablement admirative de ce personnage. La relation qu'elle entretient avec Olly devient vitale pour elle comme pour le lecteur. Et quelle fin! Surprise, colère, tristesse; impossible d'y rester indifférent. Tout au long du livre, l'auteur réussit à nous faire passer par une multitude d'émotions intenses.

    Ce roman mérite toutes les bonnes critiques qu'on lui a dédiées. C'est un vrai bijou!

     

    Note

    Everything Everything

    Everything Everything

    - Je trouve que le tapis roulant est une métaphore parfaite de la vie, déclare Olly [...] Dès que tu nais, tu es projeté dans ce truc un peu dingue qu'on appelle la vie, et qui tourne, tourne...
    - Et dans ta théorie, les bagages, ce sont des gens?
    - Oui.
    - Continue...
    - Parfois, tu tombes du tapis prématurément. Parfois, tu es tellement abîmé pars d'autres bagages qui te sont dégringolés dessus que tu ne fonctionnes plus normalement. Parfois, tu es perdu, oublié, et tu passes ton existence à tourner, tourner...
    - Et les autres, ceux qui retrouvent simplement leur propriétaire?
    - Ils vont mener une vie banale au fond d'un placard quelconque.


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  • Arène 13, tome 2 : "la proie"

     Arène 13, tome 2 : "la proie"

    Auteur : Joseph Delaney
    Editeur : Bayard
    Année de parution : 2017
    Série : Arena 13
    Format : broché
    Genre : dystopie
    Nombre de pages : 463

    Arène 13, tome 2 : "la proie"

    Leif vient de terminer sa première année d'apprentissage à Gindeen, chez Tyron, son maître de lame. Avant le début de la nouvelle saison, il va passer quelques temps chez les Genthai, le peuple de son père. Il a dans l'espoir d'en apprendre d'avantage sur celui qui fut le plus grand combattant de l'Arène 13. L’homme qui a été tout près d'anéantir le djinn Hob, mais qui l'a payé de sa vie.

    Après quelques semaines loin de la capitale, Leif reprend sa formation, heureux de retrouver Kwin, la fille de Tyron. Il est plus que jamais déterminé à assouvir sa vengeance contre Hob, surtout depuis que le djinn l'a menacé de détruire tous ceux qu'il aime. Or, Leif se sent de plus en plus attiré par Kwin...

    "Entrez dans l'Arène 13. Ceux qui s'affrontent ici savent que la mort n'est jamais loin."

    Arène 13, tome 2 : "la proie"

    J'attendais ce tome 2 avec impatience! On retrouve Leif parmi les Genthai, le peuple de son défunt père. Cet épisode étant assez désagréable pour lui et rapide dans la narration, on se demande s'il a un véritable intérêt dans l'intrigue; oui, il en a un...

    On retrouve plus tard les personnages dont Leif s'est entouré dans le tome 1 : Tyron son entraîneur, la téméraire Kwin et le courageux Deinon. Tyron fait toujours office de figure paternelle et Kwin s'est enfin assagie. Ils forment tous une super équipe dont on adorerait faire partie. De nouvelles têtes font également leur apparition. Malgré cette profusion de personnages, les relations entre eux restent claires et l'histoire compréhensible. On a le droit, évidemment, à plusieurs scènes de combats dans la Roue. Certains sont de simples entraînements, d'autres comptent dans la compétition et sont terriblement intenses. Ce sont mes passages préférés du livre. J'aime aussi la façon dont l'auteur parvient à introduire les passages dramatiques au moment où on s'y attend le moins.

    Le jargon mécanique et informatique dévolu aux lacres est beaucoup plus présent dans ce tome. Je pense d'ailleurs que si je faisais partie de l'histoire, je serais une combattante plutôt qu'une programmatrice; les passages sur toute la stratégie de programmation des lacres m'ont un peu ennuyée. J'ai également regretté que Hob, le terrible djinn, paraisse beaucoup moins menaçant dans cette suite.

    Histoire de me réconcilier avec le roman, Joseph Delaney propose, comme toujours, une fin puissante, explosive : de l'action à foison et des retournements de situation inimaginables. Même si le roman dans sa globalité n'est pas un coup de coeur, je n'ai pu m'empêcher de lire cette fin crispée aux pages du livre en me disant : "il me faut la suite!"

     

    Note

    Arène 13, tome 2 : "la proie"

    Arène 13, tome 2 : "la proie"

           Tyron abaissa le levier, et un tic-tac sonore emplit la pièce. Le combat avait commencé. Je frappai désespérément le plancher des pieds pour communiquer avec mon lacre. Je passai rapidement en revue tout le répertoire de mes meilleurs mouvements, mais cela ne fit que retarder l'inévitable. Très vite, une lame pénétra dans la fente gutturale de mon lacre, qui s'écroula.
               Le lacre central de Palm vint alors vers moi pour l'infliger la coupure. C'était un géant, et il avait l'air vraiment menaçant dans son armure sombre. Plus il s'approchait, plus j'avais peur. J'étais comme paralysé, incapable de bouger. Finalement, je pris une profonde inspiration et tendis le bras gauche.

              Presque délicatement, la créature entailla la peau de mon biceps sous la manche du justaucorps. Au début, je ne ressentis qu'un vague picotement, et j'en fus presque soulagé. Mais l'instant d'après, une douleur effroyable irradia tout mon côté gauche. C'était encore pire que ce que j'avais imaginé. Tous les nerfs de mon corps étaient en feu. Mes yeux s'embuèrent, et l'espace d'un instant, je craignis de ne pouvoir empêcher mes larmes de couler.


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  • La valeur de ma vie

     La valeur de ma vie

     

    Scénario/Dessin : Yoshimi Tôda
    Editeur : Akata
    Année de parution : 2017
    Genre : shojo
    Nombre de pages : 190 (oneshot)

    La valeur de ma vie

    Yuri rentre au lycée... Mais contrairement à d'autres, ce n'est pas le cœur léger qu'elle envisage les dernières années de sa vie d'adolescente. Ex-voyou, elle semble porter en elle le poids d'une mystérieuse culpabilité. Ce n'est pas pour rien, d'ailleurs, qu'elle a perdu une partie de la mobilité de son bras droit. Chio, un garçon du lycée, commence à lui tourner autour... Mais Yuri n'est pas disponible pour l'amour. Son leitmotiv reste inchangé : lors de ses années lycée, tout ce qu'elle souhaite, c'est "prouver la valeur de sa vie". Pourquoi? Et pour qui?

    La valeur de ma vie

    J'avoue avoir choisi de lire ce manga essentiellement car c'est un oneshot. Les éditeurs nous en proposent de plus en plus (ou tout du moins des séries courtes) et personnellement, j'en suis contente. Plus besoin d'attendre 20 ans pour avoir la fin de l'histoire.
    Yuri est aux antipodes des héroïnes de la plupart des shojos toutes gentilles et naïves; elle est froide, peu souriante et ne se laisse pas faire. Cela aussi m'a beaucoup plu. Derrière son apparente confiance en elle, c'est un personnage ébranlé par la vie et rongé par ses mauvaises actions. Tout au long du manga, elle va s'efforcer d'écarter son caractère indépendant et de se rapprocher des élèves de sa classe. Malheureusement, ceux qui vont faire partie de son cercle de connaissances vont plutôt lui être imposés. Il y a notamment Chio, voyou moqué pour sa petite taille (lui aussi loin du cliché du beau gosse de shojo). J'ai trouvé leur relation intéressante car ils ne sont pas amoureux, ils ne tiennent pas particulièrement à traîner l'un avec l'autre mais tout va évoluer petit à petit, de façon très naturelle.
    Le scénario tient la route. Il y a bien quelques moments où on sent que tout le monde dramatise pour pas grand chose (surtout quand on sait pourquoi Yuri tient tant à se racheter une conduite) mais cela ne dure pas longtemps. Auprès des autres, Yuri va peu à peu baisser sa garde et profiter de ce qui s'offre à elle.

    Malheureusement, cette histoire est complètement desservie par le dessin. Même si les personnages sont très expressifs, le dessin manque de précision, de finesse et de rigueur. J'ai été plusieurs fois dans la confusion car je ne comprenais pas l'issue d'une bagarre ou alors je n'avais pas réalisé que la mangaka avait essayé d'illustrer un personnage qui chute dans les escaliers. Je ne pense pas non plus qu'il était utile de donner des cheveux blonds à Yuri dans les flash-back. Cela créé une nouvelle confusion. J'ai été tentée d'arrêter ma lecture à plusieurs reprises à cause de toutes ces maladresses.

    Malgré un très bon personnage principal et une histoire qui sort un peu de l'ordinaire, ce manga est une déception car le dessin n'est pas abouti.

     

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    La valeur de ma vie

    La valeur de ma vie

    La valeur de ma vie

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  • Bird box 

    Bird box

    Auteur : Josh Malerman
    Editeur : Calmann-Lévy
    Année de parution : 2014
    Genre : fantastique, survie
    Format : ebook
    Nombre de pages (en édition papier) : 384

    Bird box

    La plupart des gens n'ont pas voulu y croire, les incidents se passaient loin, sans témoins...
    Depuis qu'ils sont nés, les enfants de Malorie n'ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l'abri du danger sans nom qui s'est abattu sur le monde. On dit qu'un coup d'oeil suffit pour perdre la raison, être pris d'une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de sa maison ne pourront plus protéger ses petits. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l'extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés. Arriveront-ils à bon port, guidés seulement par l'ouïe et l'instinct?
    Un climat de tension habilement instauré, qui vous fera sursauter au moindre bruit.

    Bird box

    Ce livre est totalement terrifiant! On fait la rencontre de Malorie, une femme cloîtrée dans une maison sordide depuis quatre ans avec ses deux enfants qu'elle appelle curieusement "Garçon" et "Fille" (une façon pour elle de ne pas s'attacher?). Faire un pas hors de cet abri semble être insurmontable pour elle, et pourtant elle va le faire, les yeux bandés, avec ses enfants sous le bras. Pourquoi cette précaution?
    On le découvre en remontant des années plus tôt. Malorie vit auprès de sa sœur, Shannon, à laquelle elle annonce sa grossesse inattendue. De son côté, Shannon raconte qu'aux infos, elle a entendu qu'une vague de suicides violents a lieu un peu partout dans le monde; les victimes semblent avoir vu quelque chose qui les a poussées à passer à l'acte. Mais aucune mort suspecte à déclarer en Amérique, donc tout va bien. Sauf que tout va subitement s'accélérer. Malorie va se retrouver complètement seule, devoir trouver d'autres survivants, vivre avec eux, rationner la nourriture, barricader les portes et fenêtres, etc.
    La prouesse de l'auteur est de réussir à faire naître l'angoisse alors qu'on ignore à quoi on doit faire face. On est dans le noir autant que les protagonistes. Ne faire que quelques mètres à l'extérieur, pour aller chercher de l'eau au puits par exemple, représente un potentiel danger que plus aucun ne voudra risquer. Non content de devoir affronter ce qui rôde à l'extérieur, les réfugiés vont bien évidemment devoir se méfier des leurs. Pourtant, pendant un moment, le groupe semble presque en harmonie : chacun trouve sa place, exécute les tâches qu'on lui a attribuées... On se demande constamment à quel moment tout va basculer... La tension est palpable et tient en haleine tout au long de la lecture. Et chaque fois qu'on on est sur le point d'avoir des réponses, le récit repasse au présent, dans la barque de Malorie et de ses enfants pour entretenir le suspens. On ignore d'ailleurs où ils comptent aller. Ont-ils un point de chute? Ce qui est sûr, c'est que leur trajet ne se déroulera pas sans heurt.
    J'émets un simple bémol pour la fin un peu trop simple comparée au récit tortueux et crispant qu'on nous a offert jusque là. C'est néanmoins un très très bon roman (surtout quand on sait que c'est le premier de l'auteur).Je le recommande aux amateurs de sensations fortes.

     

    Note

    Bird box

    Bird box

            Felix tourne la manivelle.
    "Et d'un, et de deux..."
            Jules est en train de parler. Sa voix semble lointaine. Trop lointaine.
    "... et de six, et de sept..."
           Jules a l'air inquiet. Pourquoi ça? Qu'est-ce qui devrait l'inquiéter?
    "... et de dix et de onze..."
           De la sueur se forme derrière le bandage de Felix. Elle s'écoule lentement le long de son nez.
    On sera de retour à l'intérieur en un rien de temps, se dit-il. Remplis ce putain de troisième seau et retou...
           Le son, de nouveau. Pour la troisième fois.
           Mais il est en mesure de déterminer d'où il provient, à présent.
           De l'intérieur du puits.
           Il relâche la manivelle, recule d'un pas. Le seau s'échappe de ses mains, va s'écraser contre la pierre, avant d'aller se perdre dans les profondeurs du puits.
           Quelque chose a bougé. Quelque chose a bougé dans l'eau.


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  • Le ghetto, tome 1 : "Irena"

     

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    Scénario : Morvan / Trefouël
    Dessin : Evrard
    Couleurs : Walter
    Éditeur : Glénat
    Série : Le ghetto
    Année de parution : 2017
    Genre : BD tout public, historique
    Nombre de pages : 72

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    C'est l'histoire d'une femme ordinaire qui réalisa quelque chose d'extraordinaire, dans des circonstances insensées, pendant une période effroyable.

    1940, l'armée nazie a envahi la Pologne. A Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s'en échapper est abattu sans sommation; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d'aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connaît, les enfants l'adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n'hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu'autorise l'occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l'innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

    Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l'une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d'Histoire... [...]

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    Voilà une BD qui fait naître énormément d'émotions! Je n'ai pas souvenir d'avoir entendu parler d'Irena Sendlerowa avant, et c'est bien dommage. En visualisant les planches de cette BD, on imagine globalement les horreurs auxquelles elle a fait face et le courage qui lui a fallu pour porter secours à ces enfants. Dans les ghettos régnaient la pauvreté, l'insalubrité et la maladie; elles sont ici clairement exposées : bagarres pour un morceau de pain, bâtiments en ruines, violence des autorités, etc. Le point fort de cet ouvrage, c'est d'associer à un récit dur et violent un dessin un peu plus "enfantin" pour atténuer le malaise qu'on pourrait ressentir à la lecture. Malgré l'adjectif (non péjoratif) que j'ai employé, je déconseille cette lecture aux plus jeunes car certaines scènes pourraient les choquer. Pour ma part, la larme n'est pas passée loin après l'anecdote du petit garçon et de son biscuit (ceux qui ont lu comprendront). J'ai apprécié d'en apprendre un peu plus sur ce qu'il se passait dans les ghettos car, de mémoire, c'est un sujet peu approfondi dans les programmes scolaires. Irena Sendlerowa apparaît comme une femme forte et déterminée, prête à risquer sa vie pour sauver ces orphelins dont la seule "tare" est d'appartenir à une religion qui n'est pas celle adoptée par le régime politique allemand. Différents lois et décrets mis en place contre les juifs polonais sont mis en exemple dans cette BD.

    J'ai hâte de connaître la suite de cette trilogie qui s'efforce de rester le plus fidèle possible à la réalité. Je suis d'accord avec le fait qu'il ne soit pas normal que des personnages tels qu'Irena soit si vite exclus des livres d'Histoire; on comprend mieux, grâce à des ouvrages comme celui-ci qui montrent avec des images concrètes la dureté des temps de guerre, combien des personnes comme elle se sont montrées héroïques.

    Un vrai coup de cœur!

     

    Note

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

    Le ghetto, tome 1 : "Irena"

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