• Nos cœurs en désaccord

     Nos cœurs en désaccord

    Auteur : Krystal Sutherland
    Éditeur : PKJ
    Année de parution : 2017
    Format : broché
    Genre : romance
    Nombre de pages : 288

    Nos cœurs en désaccord

    Henry Page rêve du grand amour. Jusqu'au jour où il rencontre Grace, qui marche avec une canne et porte des vêtements de garçon trois fois trop grands pour elle. Henry tombe sous le charme de cette drôle de fille. Il a vite fait de comprendre que quelque chose en elle est cassé. Il ne demande qu'à l'aider. Mais Grace a un lourd passé...

    Nos cœurs en désaccord

    En lisant le résumé, on peut s'attendre à tomber sur une histoire d'amour des plus classiques dans la littérature pour adolescents. Mais il n'en est rien...
    Henry est un adolescent lambda : grand, poids normal, notes moyennes, pas de problèmes comportementaux ni de famille à problèmes (ses parents sont même toujours mariés!). Il a deux meilleurs amis : Murray, un fanfaron d'origine australienne et Lola, métisse et lesbienne. Bref, Henry est un ado équilibré et sans histoire. Du moins jusqu'à l'arrivée de Grace.
    Quand il la voit pour la première fois, Henry est loin d'avoir un coup de foudre. Mais la personnalité atypique de la demoiselle va finir par avoir raison de ses réticences. Les sentiments amoureux font vite leur apparition malgré les habitudes bizarres de Grace : elle a une voiture mais ne la conduit pas et ne rentre jamais directement chez elle après les cours. Henry va peu à peu réaliser que son idylle avec Grace sera plus difficile à concrétiser qu'il ne le pensait, et son optimisme et sa détermination seront soumis à rude épreuve.
    Henry est un personnage que j'aime beaucoup. Malgré les soucis que Grace lui cause, il ne lâche pas son objectif des yeux, quitte à délaisser les cours et ses responsabilités. Le récit étant en point de vue interne, on se pose les mêmes questions que lui face aux agissements de Grace et le mystère qui entoure la "belle" nous obsède autant que lui. J'aime énormément la relation qu'il entretient avec ses parents; il y a une énorme complicité entre eux et ils se taquinent beaucoup. Malgré le fait que Grace souffle constamment le chaud et le froid, je n'arrive pas à la détester. Quand on découvre la vérité sur son passé, son comportement instable est justifié. Réagirait-on autrement si on était à sa place? J'adore également Lola, la meilleure amie; elle est toujours là pour mettre un bon coup de pied aux fesses de ses acolytes masculins quand ils se lamentent ou sont sur le point de faire n'importe quoi par amour.
    Ce qui fait l'originalité de ce roman, c'est sa morale. Quel que soit les désillusions et les déceptions auxquelles on doit faire face, la vie continue; toute expérience est bonne à prendre, il ne faut rien regretter. La détresse de Henry augmente en même temps que ses sentiments mais il y a toujours quelque chose ou quelqu'un pour détourner son attention et lui remonter le moral.
    En revanche, je n'ai pas complètement adhéré au style d'écriture. Il foisonne de références culturelles dont la plupart me dont inconnues (sûrement car ce sont des références américaines) ce qui a créé de la frustration.
    Mais dans sa globalité, c'est un très bon roman intelligent et mature. Les déboires sentiments de Henry ne laisseront pas grand monde indifférent.

     

    Note

    Nos cœurs en désaccord

    Nos cœurs en désaccord

         L'amour n'a pas besoin de durer toute une vie pour exister. Tu ne peux pas juger de la qualité d'un amour par sa durée. Tout meurt, l'amour aussi. Parfois, il meurt avec la personne, parfois il meurt tout seul. La plus belle histoire d'amour du monde, ce n'est pas forcément deux personnes qui passent toute leur vie ensemble. Ça peut être un amour de deux semaines, deux mois, deux ans, mais dont la flamme était plus brillante, plus chaude que n'importe quel autre amour, avant ou après. Ne pleure pas un amour raté : ça n'existe pas.


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  • Batman & les tortues ninja

     Batman & les tortues ninja

    Scénario : James Tynion IV
    Dessins : Freddie Williams II / Jeremy Colwell
    Éditeur : Urban Comics
    Collection : Urban Kids
    Année de parution : 2017
    Genre : comics
    Nombre de pages : 168

    Batman & les tortues ninja

    Le protecteur de Gotham et les quatre chevaliers d'écailles font équipe pour nous proposer une rencontre inattendue mais non moins explosive! Enquêtant sur de mystérieux assassinats à Gotham, Batman découvre l'existence d'un groupe de super ninjas appelé le clan des Foot. Venus d'une autre dimension, ces experts du Ninjutsu comptent bien ravager la ville du Chevalier Noir. Mais ils ne sont pas arrivés seuls : les quatre Tortues Ninja, Leonardo, Raphael, Donatello et Michelangelo, les ont pris en chasse. Une rencontre épique entre deux dimensions, deux visions de l'héroïsme et deux visions du chaos qui vont s’entrechoquer dans un combat qui menace le tissu même de la réalité. 

    Batman & les tortues ninja

    Avant toute chose, je tiens à rassurer les gens qui, comme moi, seraient dubitatifs en voyant le titre de ce comics et ce qu'il sous-entend : oui, le mélange des deux univers fonctionne bien. Il fonctionne même très bien. C'est donc une première bonne surprise. La deuxième est que l'histoire est accessible au grand public dans la mesure où il n'est pas nécessaire d'avoir des connaissances pointues sur les deux franchises pour comprendre l'histoire (ce qui est malheureusement souvent le cas quand on veut s'essayer aux comics Marvel ou DC...). Bref, un comics oneshot à la portée des plus "ignorants" et même du jeune public (à partir de 10 ans).

    Nous retrouvons Bruce Wayne épaulé par son cher Alfred à la poursuite d'un clan de ninjas qui lui donne du fil à retordre. Ils ont kidnappé un physicien et sa machine. Dans quel but? Batman l'ignore. Il ne va donc pas se montrer très amical quand il va avoir affaire aux tortues et à Splinter, leur maître d'armes au corps de rat. Ils vont néanmoins finir par faire équipe. Cependant, qui dit équipe de gentils dit aussi équipe de méchants... Je ne pense pas faire un gros spoil en disant que Shredder, le vilain de l'univers des Tortues Ninjas, est de la partie; en revanche, je ne vous dévoilerai pas le(s)quel(s) des nombreux ennemis de Batman lui accorderont leur soutien. Pour les lecteurs qui ne souviendraient plus des personnages secondaires (bons ou mauvais), on nous propose une fiche descriptive entre chaque chapitre. Pour les fans de la premières heures, des personnages moins connus finiront par rejoindre l'aventure.

    Il y a beaucoup d'action, des rebondissements, un peu d'humour aussi... Tout cela dans une aventure solide sans être trop complexe. Batman pour le côté tragique, les Tortues pour les punchlines et les chamailleries. La personnalité de chacun est bien déterminée. Je le redis mais je trouve que c'est vraiment une bonne association. Si je n'ai qu'un point négatif à soulever dans le scénario, c'est l'épisode trop peu développé dans l'asile d'Arkham qui est pourtant l'un des lieux mythiques de l'univers de Batman.

    N'étant pas une pro du dessin de comics, je n'en ferai qu'une modeste analyse. Les scènes d'action sont dynamiques, les couleurs pétantes et le découpage intelligent : les illustrations en double-page avec plusieurs vignettes donnent un côté très rythmé au dialogue. Tous les personnages sont bien représentés, aucun n'est laissé de côté; je n'avais d'ailleurs pas souvenir que Shredder était aussi menaçant dans le dessin animé de mon enfance^^ Enfin, j'ai particulièrement aimé les couvertures alternatives en "bonus de fin". Chacun choisira sa préférée.

    En conclusion, je dirais que une très bonne aventure bien illustrée qui mérite de rencontrer son public.

     

    Note

    Batman & les tortues ninja

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  • Everything Everything

    Everything Everything

     Auteur : Nicola Yoon
    Editeur : Bayard
    Année de parution : 2016
    Format : ebook
    Genre : romance
    Nombre de pages en version papier : 368

    Everything Everything

    Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de "maladie de l'enfant-bulle". En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

    Everything Everything

    Un livre dont j'avais beaucoup entendu parler, et en bien. Étant rarement du même avis que la majorité en matière de romans jeunesse, j'ai entamé ce livre avec appréhension.

    L'héroïne, Madeline, est atteinte d'une maladie qui l'empêche de sortir de chez elle. Son quotidien se limite à ses livres, ses jeux avec sa mère et les visites de l'infirmière, Carla. Jusqu'à présent, cette vie semblait lui convenir; jusqu'à l'arrivée des nouveaux voisins et de leur fils, Oliver (alias Olly).

    Ce roman est rédigé comme un journal intime, avec les pensées intimes de Maddy, ses envies, la retranscription de ses tchats, des croquis hilarants illustrant ses inquiétudes... On se sent très proche de cette jeune adulte qui a soif de liberté. Elle a une vraie personnalité travaillée en profondeur. Elle a aussi de bons goûts littéraires  (Des fleurs pour Algernon est un livre magnifique!). Avec l'arrivée d'Olly, elle voit sa vie sous un nouveau jour et aspire à des choses qu'elle n'avait jamais envisagées : l'amitié, l'amour... sortir? La plume de l'auteur est absolument splendide et nous offre de jolies réflexions et citations. C'est un vrai bonheur à lire.

    Les personnages secondaires sont très sympathiques. Olly est un gentleman mais j'ai surtout un énorme coup de cœur pour Carla. Elle est douce, patiente, à l'écoute... Les agissements la mère de Maddy, par contre, suscitent le débat. Son côté surprotecteur est à la limite de l'étouffement; mais peut-on affirmer que nous agirions différemment si nous avions un enfant souffrant d'une maladie grave? En tout cas, à la place de Maddy, je me serais rebellée plus d'une fois... J'aime les lectures comme celle-ci qui suscitent beaucoup de réflexions : mieux vaut-il vivre longtemps en se privant de tout ou mourir jeune en ayant profité au maximum de ce qui s'offrait à nous?

    La décision que finit par prendre Maddy est courageuse. Je suis véritablement admirative de ce personnage. La relation qu'elle entretient avec Olly devient vitale pour elle comme pour le lecteur. Et quelle fin! Surprise, colère, tristesse; impossible d'y rester indifférent. Tout au long du livre, l'auteur réussit à nous faire passer par une multitude d'émotions intenses.

    Ce roman mérite toutes les bonnes critiques qu'on lui a dédiées. C'est un vrai bijou!

     

    Note

    Everything Everything

    Everything Everything

    - Je trouve que le tapis roulant est une métaphore parfaite de la vie, déclare Olly [...] Dès que tu nais, tu es projeté dans ce truc un peu dingue qu'on appelle la vie, et qui tourne, tourne...
    - Et dans ta théorie, les bagages, ce sont des gens?
    - Oui.
    - Continue...
    - Parfois, tu tombes du tapis prématurément. Parfois, tu es tellement abîmé pars d'autres bagages qui te sont dégringolés dessus que tu ne fonctionnes plus normalement. Parfois, tu es perdu, oublié, et tu passes ton existence à tourner, tourner...
    - Et les autres, ceux qui retrouvent simplement leur propriétaire?
    - Ils vont mener une vie banale au fond d'un placard quelconque.


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  • Arène 13, tome 2 : "la proie"

     Arène 13, tome 2 : "la proie"

    Auteur : Joseph Delaney
    Editeur : Bayard
    Année de parution : 2017
    Série : Arena 13
    Format : broché
    Genre : dystopie
    Nombre de pages : 463

    Arène 13, tome 2 : "la proie"

    Leif vient de terminer sa première année d'apprentissage à Gindeen, chez Tyron, son maître de lame. Avant le début de la nouvelle saison, il va passer quelques temps chez les Genthai, le peuple de son père. Il a dans l'espoir d'en apprendre d'avantage sur celui qui fut le plus grand combattant de l'Arène 13. L’homme qui a été tout près d'anéantir le djinn Hob, mais qui l'a payé de sa vie.

    Après quelques semaines loin de la capitale, Leif reprend sa formation, heureux de retrouver Kwin, la fille de Tyron. Il est plus que jamais déterminé à assouvir sa vengeance contre Hob, surtout depuis que le djinn l'a menacé de détruire tous ceux qu'il aime. Or, Leif se sent de plus en plus attiré par Kwin...

    "Entrez dans l'Arène 13. Ceux qui s'affrontent ici savent que la mort n'est jamais loin."

    Arène 13, tome 2 : "la proie"

    J'attendais ce tome 2 avec impatience! On retrouve Leif parmi les Genthai, le peuple de son défunt père. Cet épisode étant assez désagréable pour lui et rapide dans la narration, on se demande s'il a un véritable intérêt dans l'intrigue; oui, il en a un...

    On retrouve plus tard les personnages dont Leif s'est entouré dans le tome 1 : Tyron son entraîneur, la téméraire Kwin et le courageux Deinon. Tyron fait toujours office de figure paternelle et Kwin s'est enfin assagie. Ils forment tous une super équipe dont on adorerait faire partie. De nouvelles têtes font également leur apparition. Malgré cette profusion de personnages, les relations entre eux restent claires et l'histoire compréhensible. On a le droit, évidemment, à plusieurs scènes de combats dans la Roue. Certains sont de simples entraînements, d'autres comptent dans la compétition et sont terriblement intenses. Ce sont mes passages préférés du livre. J'aime aussi la façon dont l'auteur parvient à introduire les passages dramatiques au moment où on s'y attend le moins.

    Le jargon mécanique et informatique dévolu aux lacres est beaucoup plus présent dans ce tome. Je pense d'ailleurs que si je faisais partie de l'histoire, je serais une combattante plutôt qu'une programmatrice; les passages sur toute la stratégie de programmation des lacres m'ont un peu ennuyée. J'ai également regretté que Hob, le terrible djinn, paraisse beaucoup moins menaçant dans cette suite.

    Histoire de me réconcilier avec le roman, Joseph Delaney propose, comme toujours, une fin puissante, explosive : de l'action à foison et des retournements de situation inimaginables. Même si le roman dans sa globalité n'est pas un coup de coeur, je n'ai pu m'empêcher de lire cette fin crispée aux pages du livre en me disant : "il me faut la suite!"

     

    Note

    Arène 13, tome 2 : "la proie"

    Arène 13, tome 2 : "la proie"

           Tyron abaissa le levier, et un tic-tac sonore emplit la pièce. Le combat avait commencé. Je frappai désespérément le plancher des pieds pour communiquer avec mon lacre. Je passai rapidement en revue tout le répertoire de mes meilleurs mouvements, mais cela ne fit que retarder l'inévitable. Très vite, une lame pénétra dans la fente gutturale de mon lacre, qui s'écroula.
               Le lacre central de Palm vint alors vers moi pour l'infliger la coupure. C'était un géant, et il avait l'air vraiment menaçant dans son armure sombre. Plus il s'approchait, plus j'avais peur. J'étais comme paralysé, incapable de bouger. Finalement, je pris une profonde inspiration et tendis le bras gauche.

              Presque délicatement, la créature entailla la peau de mon biceps sous la manche du justaucorps. Au début, je ne ressentis qu'un vague picotement, et j'en fus presque soulagé. Mais l'instant d'après, une douleur effroyable irradia tout mon côté gauche. C'était encore pire que ce que j'avais imaginé. Tous les nerfs de mon corps étaient en feu. Mes yeux s'embuèrent, et l'espace d'un instant, je craignis de ne pouvoir empêcher mes larmes de couler.


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  • La valeur de ma vie

     La valeur de ma vie

     

    Scénario/Dessin : Yoshimi Tôda
    Editeur : Akata
    Année de parution : 2017
    Genre : shojo
    Nombre de pages : 190 (oneshot)

    La valeur de ma vie

    Yuri rentre au lycée... Mais contrairement à d'autres, ce n'est pas le cœur léger qu'elle envisage les dernières années de sa vie d'adolescente. Ex-voyou, elle semble porter en elle le poids d'une mystérieuse culpabilité. Ce n'est pas pour rien, d'ailleurs, qu'elle a perdu une partie de la mobilité de son bras droit. Chio, un garçon du lycée, commence à lui tourner autour... Mais Yuri n'est pas disponible pour l'amour. Son leitmotiv reste inchangé : lors de ses années lycée, tout ce qu'elle souhaite, c'est "prouver la valeur de sa vie". Pourquoi? Et pour qui?

    La valeur de ma vie

    J'avoue avoir choisi de lire ce manga essentiellement car c'est un oneshot. Les éditeurs nous en proposent de plus en plus (ou tout du moins des séries courtes) et personnellement, j'en suis contente. Plus besoin d'attendre 20 ans pour avoir la fin de l'histoire.
    Yuri est aux antipodes des héroïnes de la plupart des shojos toutes gentilles et naïves; elle est froide, peu souriante et ne se laisse pas faire. Cela aussi m'a beaucoup plu. Derrière son apparente confiance en elle, c'est un personnage ébranlé par la vie et rongé par ses mauvaises actions. Tout au long du manga, elle va s'efforcer d'écarter son caractère indépendant et de se rapprocher des élèves de sa classe. Malheureusement, ceux qui vont faire partie de son cercle de connaissances vont plutôt lui être imposés. Il y a notamment Chio, voyou moqué pour sa petite taille (lui aussi loin du cliché du beau gosse de shojo). J'ai trouvé leur relation intéressante car ils ne sont pas amoureux, ils ne tiennent pas particulièrement à traîner l'un avec l'autre mais tout va évoluer petit à petit, de façon très naturelle.
    Le scénario tient la route. Il y a bien quelques moments où on sent que tout le monde dramatise pour pas grand chose (surtout quand on sait pourquoi Yuri tient tant à se racheter une conduite) mais cela ne dure pas longtemps. Auprès des autres, Yuri va peu à peu baisser sa garde et profiter de ce qui s'offre à elle.

    Malheureusement, cette histoire est complètement desservie par le dessin. Même si les personnages sont très expressifs, le dessin manque de précision, de finesse et de rigueur. J'ai été plusieurs fois dans la confusion car je ne comprenais pas l'issue d'une bagarre ou alors je n'avais pas réalisé que la mangaka avait essayé d'illustrer un personnage qui chute dans les escaliers. Je ne pense pas non plus qu'il était utile de donner des cheveux blonds à Yuri dans les flash-back. Cela créé une nouvelle confusion. J'ai été tentée d'arrêter ma lecture à plusieurs reprises à cause de toutes ces maladresses.

    Malgré un très bon personnage principal et une histoire qui sort un peu de l'ordinaire, ce manga est une déception car le dessin n'est pas abouti.

     

    Note

    La valeur de ma vie

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